Belgique

Lundi après-midi, la porte-parole de la police de Bruxelles Capitale-Ixelles, Ilse Van de Keere, confirmait qu’un rassemblement de "gilets jaunes" se tiendrait à Bruxelles ce vendredi. Un cortège devait s’ébranler du Cinquantenaire à 13 heures en direction de la rue de la Loi, via le rond-point Schuman.

Lundi soir, on apprenait que la manifestation était annulée. L’un de ses organisateurs, Gary Ducran, indiquait, sur Facebook, que le cahier des charges imposé par la Ville et les forces de l’ordre était trop lourd. Quelques heures plus tard, à la suite de l’intervention d’autres "gilets jaunes", on reparlait d’une marche "sur la rue de la Loi".

Pour Ilse Van de Keere, une chose au moins est claire : "Il n’y a pas eu de nouvelle demande officielle."

En l’absence d’une requête en bonne et due forme, la police fait ce qu’elle fait d’habitude : elle collecte des renseignements et est attentive à ce qui se dit et s’écrit sur les réseaux sociaux afin d’anticiper au maximum les événements sur la base d’une analyse des risques.

D’après certaines rumeurs, il y aurait un rassemblement de "gilets jaunes", à 10 heures, au carrefour de l’avenue des Arts et de la rue de la Loi, autrement dit devant l’entrée de la station de métro Arts-Loi et un autre à midi au Cinquantenaire. Il pourrait y avoir également un rassemblement de "gilets jaunes" sur la Grand-Place. D’autres bruits laissent entendre que des membres des noyaux durs des clubs de football d’Anderlecht, de Charleroi et de La Louvière pourraient venir à Bruxelles. Mais du côté des "kops", on démentait la nouvelle.

Enfin, Sudpresse parlait jeudi d’une possible action devant le siège de RTL-TVI.

Neuf cents manifs par an

Bruxelles accueille chaque année sur son territoire quelque 900 manifestations. C’est dire si les forces de l’ordre sont confrontées à de nombreuses situations différentes.

Le droit de s’assembler paisiblement est un droit fondamental, dit-on du côté de la zone de police. Toute personne souhaitant organiser une manifestation est toutefois censée introduire une demande et se conformer aux conditions reprises dans le règlement général de police.

"Il existe un tabou, explique M. Van de Kerre, aucune manifestation ne sera jamais autorisée dans la zone neutre", autrement dit autour du Parlement.