Belgique Nous avons choisi de paraître quand même! Sans savoir si nous pourrions être distribués à nos abonnés, sans savoir si nous pourrions être présents dans les librairies et les kiosques. Nous avons choisi de mettre cette édition en libre accès sur notre site Internet – lalibre.be – parce que c’est l’édition que la rédaction, les équipes de mise en page et l’imprimerie de “La Libre” avaient préparée pour vous. Le choix de paraître n’est pas de la provocation à l’égard de celles et ceux qui ont décidé de suivre le mot d’ordre de grève générale décrété par la FGTB.

C’est un choix qui veut traduire un attachement farouche aux libertés fondamentales qui sont le socle de la société démocratique qui est la nôtre. Le droit de grève, d’abord! C’est naturellement un droit que nous respectons, y compris pour le personnel employé par notre groupe de presse, IPM. Il n’est pas question de le remettre en cause. Mais nous entendons, en retour, que son corollaire, le droit au travail, soit lui aussi respecté. Il ne peut-être question de diktat de quelque organisation que ce soit, fût-elle syndicale, et moins encore de fléchir face aux menaces et intimidations. Le droit au travail est un droit aussi sacré que le droit de grève.

“La Libre Belgique” de ce jour a été préparée par des équipes de journalistes et de techniciens qui, librement, avaient décidé de vous informer et de rendre compte de l’actualité. Il se trouve que les équipes présentes étaient en mesure de vous proposer un journal. Reste enfin le droit et le devoir d’informer. Un droit et un devoir qui sont la substance même du métier de journaliste et d’une entreprise de presse. C’est ce droit-là qu’un syndicalisme mal compris veut aussi mettre en cause. En muselant la presse par la contrainte, la FGTB veut faire croire que le pays est à l’arrêt et que son action est un succès. C’est un objectif lamentable. Le législateur l’a bien compris qui, dans le service public de radio-télévision a imposé un programme minimum pour les journaux télévisé et parlés.

La FGTB veut imposer le monopole de la communication sur son action, faire taire ceux qui pensent autrement. C’est inadmissible. Nous, nous voulons penser et agir librement.

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