Belgique

Le palais de justice de Bruxelles ne sera pas en état de siège ce lundi, comme il l’avait été le 4 février dernier avec la venue de Marc Dutroux pour l’examen de sa demande d’aménagement de peine sous surveillance électronique. Celle-ci avait été refusée par le tribunal de l’application des peines (TAP) le 18 février, devant lequel il ne s’était pas déplacé. Sans surprise, il n’avait rien pu formuler de concret. Il n’a pas pu faire valoir de perspectives de réinsertion dans la société, avait alors relevé la présidente de l’application des peines. Entre-temps, Marc Dutroux est accessible - depuis le 30 avril - à une libération conditionnelle. Sa demande devait être examinée le 3 juin dernier. Mais son avocat, Me Pierre Deutsch, avait sollicité et obtenu un report au 7 octobre.

Le plus célèbre détenu du pays ne quittera cependant pas la prison aujourd’hui pour se rendre devant le tribunal de l’application des peines qui doit se pencher sur cette demande. Son avocat a envoyé une lettre au TAP demandant que son client ne soit pas extrait de prison.

Il a également signifié, par lettre au ministère public et aux parties civiles, qu’il ne pourrait leur communiquer avant aujourd’hui ses conclusions. Impossible dès lors pour ceux-ci d’y répondre. Ce qui résonne comme une demande, quelque peu alambiquée, de demande de nouveau report car Marc Dutroux n’a pas plan de reclassement qui tienne la route. Le tribunal de l’application des peines n’aura donc aujourd’hui que deux possibilités. Soit reporter - une nouvelle fois - l’examen de cette demande de libération conditionnelle. Soit la refuser net car le détenu qui demande une libération conditionnelle doit être présent pour pouvoir donner son accord aux conditions qui pourraient lui être imposées.

En cas de report, l’examen de la demande de libération conditionnelle pourrait se tenir dans les prochaines semaines, voire dans les prochains mois. En cas de refus, Marc Dutroux devrait attendre 18 mois avant qu’un tribunal de l’application des peines ne se penche sur une nouvelle demande de libération conditionnelle.