Belgique

Montasser AlDe'emeh est un académique connu pour étudier le phénomène de la radicalisation chez les jeunes. Une problématique qu'il connait bien puisqu'il a lui-même été en Syrie pour s'entretenir avec des djihadistes belges partis combattre là-bas. Il avait d'ailleurs créé le centre De Weg Naar, où il tentait de déradicaliser les jeunes Belges qui s'étaient rendus en Syrie. Mais, depuis les attentats de Paris, il a annoncé ne plus vouloir tenter de raisonner ceux qui sont revenus de Syrie. Suite aux attaques terroristes sur Bruxelles, il a été plus loin en affirmant ne plus vouloir entrer du tout en contact avec eux.

"Après les attentats à Paris, j'avais déjà dit que je ne voulais plus collaborer avec eux. Et après Bruxelles, je ne veux même plus avoir des contacts avec des combattants syriens. Par le passé, je faisais encore des interviews dans le cadre de ma recherche pour mon doctorat mais maintenant c'est terminé. J'en ai vraiment marre!", explique-t-il à Dag Allemaal dans des propos traduits par 7sur7. "Notre centre De Weg Naar continue de travailler avec des jeunes qui se radicalisent mais il n'y' a plus aucun combattant syrien", précise l'islamologue.

Quand il parle des combattants belges partis en Syrie et qui souhaitent rentrer, il ne mâche pas ses mots. "Donnez-leur un coup de pied au cul et renvoyez-les en Syrie! Vraiment hein! Nous ne pouvons plus être naïfs. La paix dans notre société est en jeu. Je ne dis pas que ces gens vont obligatoirement commettre un attentat quand ils reviennent. Mais quel employeur va engager un combattant syrien? Ceux qui sont de retour pourraient être frustrés et c'est à ce moment-là qu'ils deviennent dangereux", conclut l'expert.