Belgique

Débrider un vélo électrique pour augmenter sa vitesse à 45 km/h au lieu de 25 semble être une pratique courante, selon une enquête menée par la rédaction de la VRT. Celle-ci s'est rendue dans six magasins, dont cinq étaient prêts à aider à modifier la vitesse d'un vélo. Les commerçants qui accepteraient de poser un tel geste s'exposent toutefois à des poursuites, avertit Traxio, la fédération du secteur automobile et des secteurs connexes (ex-Federauto). "Ces pratiques sont interdites. Les vendeurs de vélo s'exposent à des poursuites car ils sont directement responsables des produits qu'ils vendent", souligne Guy Crab, secrétaire général de Traxio Vélo.

La rédaction de la VRT s'est rendue dans six magasins, dont cinq étaient disposés à vendre des vélos électriques débridés. La proposition était même faite sans que les clients n'en fassent la demande. L'un a également accepté de booster la vitesse jusqu'à 70 km/h, tout en précisant que ce n'était pas légal.

"Je suis surpris", réagit Guy Crab, qui se réfère au label qualité de Pro Vélo, qui contrait les commerçants affiliés à se conformer à la réglementation en vigueur. "Ce texte n'indique pas explicitement que la vitesse des vélos électriques ne peut pas être débridée mais je vais veiller à ce que ce soit le cas."

Pieter De Crem, ministre de l'Intérieur, a l'intention de consulter des experts sur la question. "Tout ce qui peut nuire à la sécurité routière nous inquiète", a-t-il fait savoir via son porte-parole. "Le cadre législatif peut toujours être ajusté. (...) Quiconque conduit un vélo débridé met en péril non seulement sa sécurité mais également celle des autres usagers."