Belgique

Les activistes qui ont occupé une partie de la rue de la Loi, dimanche soir et pendant la nuit, pour réclamer l'adoption d'une loi climat ont plié bagage.

En concertation avec la police, ils poursuivront leur mobilisation place du Trône, a-t-on appris lundi matin. Les militants, entre 300 et 400 dimanche soir, occupaient la zone neutre de la rue de la Loi, interdite à toute manifestation. Une centaine d'entre eux ont passé la nuit dehors et entendent protester jusqu'à mardi pour réclamer l'adoption sous cette législature de la loi climat, en discussion au parlement

"Cela fait des mois que le monde politique voit des milliers de personnes se mobiliser. Les réponses sont largement insuffisantes", affirment les manifestants, rassemblés sous les bannières de différents mouvements citoyens et organisations comme Greenpeace, la Coalition Climat, Youth For Climate ou encore Act For Climate Justice.

"Cette action est l'action de la dernière chance. Pour pouvoir faire passer une loi climat ambitieuse, il faut que ce mardi l'article 7bis de la Constitution soit modifié. Sinon, lorsque le parlement sera dissout début avril, l'article 7bis risque de ne plus pouvoir être révisé avant 2024 au moins".

Le groupe, qui se déplaçait vers la place du Trône vers 07h00, invite le plus grand nombre à les rejoindre. A 07h30, un petit déjeuner relancera la mobilisation, suivi d'un "lunch strike" à 12h30, puis d'un rassemblement le plus large possible à 18h.


Alors que le monde politique se déchire autour de la proposition de loi spéciale climat, co-signée par les écologistes, les socialistes, le cdH, DéFI et le MR, il est apparu mardi dernier que le MR ne soutiendrait pas la révision de l'article 7bis de la Constitution, soit la voie la plus rapide pour rendre possible cette loi climat. Une option que refusent également le CD&V, l'Open Vld et la N-VA. Le MR dit préférer un accord de coopération entre les différentes entités du pays pour y parvenir.

La commission de révision de la Constitution doit se réunir ce mardi pour se prononcer sur la révision de l'article 7bis. Si celle-ci recueille une majorité (ce qui est peu vraisemblable), la séance plénière se prononcerait à son tour jeudi. Mais la perspective d'y faire passer la loi est encore plus illusoire puisqu'il faut y recueillir une majorité des deux tiers.

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