Belgique

Des affiches publicitaires ont fait irruption dans l'espace public afin de "réveiller" les ministres du Climat.

"Act For Climate Justice", qui se définit comme un mouvement appelant à des actions de désobéissance civile pour davantage de justice sociale et climatique, a mené durant la nuit de mardi à mercredi une campagne d'affichage proposant aux citoyens belges de "réveiller" et "interpeller" leurs ministres en charge des questions climatiques.

Le mouvement indique lui-même mercredi matin avoir répandu près de 2.000 affiches "Wake up your ministers" ("réveillez vos ministres", NDLR) dans différentes grandes villes dont Bruxelles, Namur et Liège, des affiches placardées sur des espaces publicitaires dans des abribus, stations de métro et autres ("l'éclairage d'un panneau publicitaire est égal à la consommation de 3 ménages"). 

Des milliers de stickers devraient, dans la matinée, être collés dans les transports en commun pour interpeller la population sur l'urgence d'exiger des actions politiques en faveur du climat. 

Leur message? "Nous, citoyens, continuerons jusqu'à ce qu'ils comprennent qu'il faut à tout prix changer les règles du jeu", indique le mouvement dans un communiqué. "On veut bien éteindre la lumière, mais faut pas se foutre de notre gueule", disent-ils encore, comme on peut le lire chez nos confrères du journal Le Soir.

"Une solution structurelle et politique à hauteur de la crise"

Dans la même ligne, par exemple, que les "Students for Climate", "Act for Climate Justice" exige avant tout un "plan climat" ambitieux et l'arrêt du renvoi des responsabilités entre ministres des différents niveaux de pouvoir. Via l'action "interpelle tes ministres! ", tout un chacun est appelé à faire parvenir un message aux quatre ministres chargés des questions climatiques et environnementales: Marie Christine Marghem (fédéral), Jean-Luc Crucke (Wallonie), Céline Fremault (Bruxelles) et Joke Schauvliege (Flandre), dont des portraits photo peu flatteurs sont alignés sur le site dédié. Via un QR code ou ce site spécifique à l'action, un message peut donc être, après avoir été éventuellement personnalisé, envoyé via mail, SMS ou les réseaux sociaux (Facebook ou Twitter). Les adresses des ministres sont pré-encodées ainsi qu'un message proposé par défaut.

"Le but est d'envoyer des messages aux ministres afin de les pousser à apporter une solution structurelle et politique à la hauteur de la crise climatique", soulignent les initiateurs de l'action, qui précise sur leur site qu'il est "tout à fait légal d'interpeller un ministre, c'est même un droit de chaque citoyen.ne". Vers 8h00 mercredi matin, le compteur intégré à la page web affichait près de 1.800 personnes ayant de cette manière "interpellé" les politiques compétents.