Belgique

Voilà sans doute la plus importante polémique en puissance. Si le Pacte entend toucher à la longueur ou au rythme de la journée scolaire, il peut s’attendre à une volée de contre-feux. Et pour cause, car si les objectifs d’une telle réforme sont louables (ajuster le rythme d’une journée à l’âge des enfants et à leurs capacités physiques ou intellectuelles), sa mise en œuvre s’annonce très difficile, explique McKinsey.

Ce sont tout d’abord les conséquences logistiques et financières d’une telle réforme qui sont pointées. Si on veut inclure dans une journée scolaire des activités culturelles par exemple, les coûts humains et budgétaires seront énormes. "A titre d’illustration, explique par ailleurs McKinsey, l’instauration de deux heures par semaine de remédiation pour 20 % des élèves en fondamental et secondaire représente un coût de plus ou moins 45 millions d’euros par an."

C’est ensuite l’impact sur les autres acteurs qui est mentionné. Une réforme des rythmes scolaires impose une adaptation des conditions de travail des profs, mais également "un changement de comportement de l’ensemble des acteurs de l’école, en ce compris une adaptation potentielle des rythmes professionnels des parents".

Mais ce sur quoi insiste prioritairement McKinsey, c’est qu’une telle réforme ne pourra avoir un impact en termes d’efficacité et d’équité que si elle est importante et donc coûteuse (ce coût peut monter jusqu’à 500 millions d’euros par an).

Est-ce pour ces différentes raisons ? Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de consensus suffisant au sein du Pacte pour qu’une telle mesure puisse voir le jour.


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