Belgique

Depuis 10 ans, un dialogue permanent s'est noué entre des familles qui vivent la grande pauvreté et des professionnels de l'aide à la jeunesse. De nombreux parents en situation de précarité sont en contact avec les services de l'aide à la jeunesse à cause des difficultés liées à la misère et du regard critique de la société qui fait trop souvent rimer "grande pauvreté" avec "danger".

Conséquence : l'angoisse du placement des enfants est chevillée au coeur des familles les plus pauvres, ce qui rend difficile la communication avec les professionnels. Créé dans la foulée du Rapport général sur la pauvreté, le groupe Agora réunit des représentants d'ATD Quart Monde et Luttes et Solidarités Travail, des conseillers et directeurs de l'Aide à la jeunesse et autres travailleurs sociaux. Au fil de rencontres mensuelles, cette expérience novatrice veut rendre du pouvoir aux parents pour faire connaître leurs difficultés et leur permet d'exprimer leurs critiques et espoirs en étant reconnus comme acteurs responsables. Elles ont donné lieu à la rédaction en commun d'une brochure (1).

(1) "Le premier contact entre une famille et un service d'aide à la jeunesse", Direction générale de l'Aide à la jeunesse, Bd Léopold II, 44 à 1080 Bruxelles.