Belgique L'artiste Dieudonné s'est produit à Herstal le 14 mars dernier. Le spectacle a eu un certain retentissement dans la presse régionale car l'espoir était que le Bourgmestre de Herstal, Frédéric Daerden, en refuse la tenue. La presse nationale s'en est également mêlée également ce matin pour deux raisons essentielles.

La première est liée aux propos tenus par Dieudonné à l'occasion de ce spectacle. La seconde est liée à ce qu'un collaborateur de Frédéric Daerden "ait donné un sérieux coup de pouce à la mise sur pied de la soirée" alors que le Bourgmestre affirmait avoir tout tenté pour empêcher ce spectacle.

"Je n'ai pas pu l'empêcher" entame Frédéric Daerden et poursuit : "Si j'avais pu, je l'aurais interdit mais nous sommes dans un état de droit et il y a une jurisprudence Dieudonné. En effet, le Conseil d'Etat a cassé une décision d'interdiction il y a quelques années ailleurs en Belgique et donc je n'avais pas les moyens de l'interdire. Sa présence, je m'en serais bien passée !". Une présence qui ne s'inscrit en rien dans les valeurs et combats quotidiens du Bourgmestre de Herstal pour l'intégration et le dialogue entre les populations ajoute-t-il.

Et le coup de main du collaborateur de Frédéric Daerden pour organiser la soirée ? "C'est faux ! C'est faux ! Ce n'est pas mon collaborateur qui est à la base de l'organisation, c'est des jeunes de Bressoux Droixhe qui ont décidé d'organiser cela dans une salle privée. Mon collaborateur connaît ces jeunes en effet, il est assez actif sur Bressoux Droixhe, un quartier de Liège, et par cette connaissance de ces jeunes, je ne sais pas quelle est son aide apportée, son conseil apporté, mais en tout cas il n'est pas à la base de cette organisation, qu'il déplore d'ailleurs également".

Par ailleurs, concernant les propos tenus par Dieudonné à l'occasion de ce spectacle, Frédéric Daerden précise et conclut : "J'ai demandé à mes services de police d'enregistrer le spectacle afin de pouvoir, avec l'aide du centre pour l'Egalité des chances, déterminer s'il y avait infraction et ainsi pouvoir éventuellement avoir un dépôt de plainte et avoir une suite. Au-delà de ça, j'ai demandé aussi qu'il y ait une action de sensibilisation par rapport aux risques, aux dangers de ces discours qui attisent la haine".