Belgique

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 2010, quatre jeunes Bruxellois quittent Molenbeek dans l’Opel Corsa de la sœur d’Abaaoud. Direction : le Brabant wallon. Ils ont un pied-de-biche, un couteau, un spray lacrymogène et des cagoules. Leur objectif est de voler des voitures. Ils se dirigent vers Genval et Limelette, où ils ont repéré deux garages qu’ils entendent bien "visiter".

Mais l’escapade des Molenbeekois se termine mal. A Limelette, alerté par l’alarme, le garagiste appelle la police. La fuite est de courte durée. Les policiers les retrouveront en état d’hypothermie dans la Dyle. "C’étaient les pieds nickelés, de la petite délinquance sans grande envergure", nous dit l’avocat Alexandre Château. Oui et non. Car dans l’Opel Corsa se retrouvaient au moins deux des futurs protagonistes de la plus grosse affaire de terrorisme que la Belgique et la France aient connue.

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