Belgique Un collectif appelle à une grève des femmes, au travail comme à la maison ce vendredi 8 mars.

"Si les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête" , c’est le slogan qui a couru partout en cette journée internationale des droits des femmes. Et qui devrait avoir un impact important en Belgique au vu de l’intérêt pour l’appel à la grève et à l’action lancée par un collectif de femmes, indépendant des partis et syndicats.

Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes depuis 1977 et l’officialisation de cette date par les Nations unies. Mais cet appel à une grève des femmes dans tout ce qu’elles ont l’habitude de faire est une première chez nous.

Le Collecti.e.f 8 maars s’est inspiré de la grève espagnole de l’an dernier qui a bloqué le pays et rassemblé 6 millions de femmes dans les rues de Madrid ! "Lorsque l’on a vu l’ampleur des événements, on a été beaucoup de femmes à regretter qu’il ne se passe rien en Belgique. Avec une quinzaine de connaissances, on s’est rassemblées pour parler de ça, explique Anne-Sophie, membre active du collecti.e.f. Le 7 octobre 2018, on a organisé une AG et on était 150 ! C’était parti. On a mis en place un organigramme pour avancer sur tous les plans, et essayer d’être le plus inclusives possible."

Et c’est là sans doute la force de ce collecti.e.f 8 maars : il s’adresse à toutes les femmes (ou toute personne s’identifiant comme femme). L’appel à la grève du travail est soutenu par deux centrales syndicales et le collecti.e.f encourage aussi les étudiantes à ne pas aller en cours, mais aussi les femmes à la maison et les mères de famille à faire grève du soin aux autres. "Le care est souvent une tâche féminine dans le secteur professionnel comme privé. Arrêter durant une journée tout ce travail invisible, ne serait-ce qu’en ne prenant pas en charge ses enfants, le ménage, les repas, en ne rédigeant pas un P.-V. en réunion, c’est une façon de montrer le rôle des femmes dans tous les domaines de la société", souligne Anne-Sophie.

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