Belgique

Paris Match a recueilli les confidences exclusives de la princesse Odette. 

Dans son édition précédente, l'hebdomadaire avait révélé l'existence de la liaison entretenue pendant deux ans par cette femme d'affaires congolaise, Odette Maniema Krempin (dite princesse Odette), avec l'ex-comptable et intermédiaire du groupe Duferco en RDC, Stephan De Witte, mystérieusement disparu à Kinshasa en juin 2014. 

Cette disparition est à l'origine de l'enquête ayant conduit à l'inculpation pour faits de corruption de Serge Kubla, puis, en début de semaine, des dirigeants du groupe Duferco, Antonio Gozzi et Massimo Croci. Selon Paris Match, en octobre 2013, Stephan De Witte avait été nommé par la princesse Odette, devenue sa compagne, à la tête du Jardin Botanique de Kisantu, dans le Bas-Congo, à une centaine de kilomètres de la capitale, où il s'occupait du développement touristique du site. C'est à cet endroit qu'il a été vu vivant pour la dernière fois. Le magazine révélait également qu'Odette Maniema Krempin avait mis 25 jours avant de signaler la disparition de son compagnon, soit après que l'ex-épouse de celui-ci eût prévenu l'ambassade de Belgique à Kinshasa. Dans l'édition de ce jeudi, la femme d'affaires répond aux questions de Paris Match depuis l'Allemagne où elle dit avoir reçu des menaces pour l'empêcher de dévoiler certaines informations aux enquêteurs belges qui souhaitent l'entendre. "Je ne suis en rien impliquée dans la disparition de Stephan ni dans l'affaire de corruption", déclare-t-elle, tout en assurant vouloir collaborer pleinement avec la justice belge aussitôt que ses ennuis actuels de santé seront réglés. Elle justifie son attitude après la disparition de Stephan De Witte par le fait qu'il avait l'habitude de s'éclipser une ou à deux semaines puis de réapparaître, et qu'en outre, ne le voyant pas se manifester cette fois-là, il lui a fallu du temps pour contacter les connaissances du comptable qui auraient pu lui indiquer où il se trouvait. N'obtenant aucune information, c'est alors qu'elle se serait décidée à prévenir les autorités. Pour le reste, Odette Maniema Krempin explique que Stephan De Witte était "menacé par quelques-uns de ses partenaires auxquels ils faisaient du chantage". Et, toujours selon elle, "il avait peur de rentrer en Belgique". C'est d'ailleurs en raison de ses "problèmes avec ses partenaires" qu'il aurait sollicité auprès d'elle l'octroi du poste de directeur au Jardin botanique de Kisantu.

VOYEZ LA SUITE DU DOSSIER « KUBLA-DUFERCO » CE JEUDI DANS PARIS MATCH AVEC L’INTERVIEW INTEGRALE DE LA PRINCESSE ODETTE.