Belgique

Le recteur de l'université de Louvain (KU Leuven) et ancien sénateur CD&V Rik Torfs a affirmé lundi, lors de son discours prononcé à l'occasion de l'ouverture de l'année académique, que la société avait l'obligation morale d'accueillir les réfugiés dans le besoin. Il a, à cette occasion, souligné les efforts réalisés par l'établissement louvaniste en la matière. En ce qui concerne l'approche à long terme de la problématique, Rik Torfs a confié qu'il était parfaitement possible d'intégrer un certain nombre de réfugiés dans notre pays. "Pouvons-nous moralement laisser des gens dans une détresse aigüe à leur sort? La réponse est un non catégorique. Aujourd'hui, c'est l'heure de la solidarité et de l'aide", a dit le recteur de la KU Leuven.

L'université louvaniste a mis une dizaine de places d'un couvent inoccupé à la disposition de demandeurs d'asile mineurs. Des places sont également prévues dans des résidences pour des étudiants sous statut de réfugié et une aide est apportée pour la reconnaissance de diplômes étrangers.

S'exprimant sur l'approche à long terme de la situation actuelle, Rik Torfs a dénoncé tant la position de la gauche qui fait comme s'il n'y avait pas de problème, que les critiques de la droite qui martèle que la problématique est insoluble. "Nous devons être honnêtes et reconnaître que les réfugiés coûtent de l'argent dans un premier temps. A côté de cela, nous ne devons pas choisir entre la préservation de notre bien-être et l'intégration des réfugiés. Il est parfaitement possible d'en intégrer un certain nombre dans notre pays. En tant que personnes. Pas seulement comme une force de travail pour relancer notre moteur économique. Nous pouvons également nous en enrichir humainement", a plaidé le recteur.