Belgique

La route qui descend vers le sud se fraye un chemin le long de la côte atlantique, et abandonne dans son sillage les derniers quartiers de Casablanca. C’est là, sur les rebords de l’océan, à vingt kilomètres de la capitale économique du Maroc, que se dresse l’implantation secondaire de l’école belge de Casablanca.

La vision est surprenante : l’immense bâtiment flambant neuf semble sorti de nulle part. Les terrains qui l’entourent sont destinés aux spéculations immobilières, mais la campagne y défend encore ses bastions. Au milieu des champs, l’école belge en profite du coup pour déployer sur la largeur de sa façade le noir le jaune et le rouge qui claquent au soleil de l’Atlantique.

Un investissement public-privé

Imposante, l’école belge de Casablanca, dont l’implantation secondaire était inaugurée mercredi dernier par le ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles Rudy Demotte (PS), se présente aussi comme un ovni vu de Belgique.

Elle est née sur papier en 2009, au croisement d’un double intérêt : celui des ressortissants belges au Maroc, soucieux de pouvoir bénéficier d’un enseignement de qualité, et celui d’un homme d’affaire local, Saad Berrada, qui, au nom de son consortium immobilier "Palmeraie holding", souhaitait diversifier son portefeuille et investir dans l’éducation de son pays.

Le projet, définitivement ficelé en 2014 par la Fédération, se présente rapidement comme un deal inespéré. Palmeraie holding s’occupe alors de construire et d’équiper les lieux, et les loue ensuite à une ASBL qui tient le rôle du pouvoir organisateur de l’école. La Fédération arrive ensuite, chargée de ses programmes, de ses inspecteurs et de ses profs. Ces derniers, tous formés en Belgique, sont actuellement 57.

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