Belgique

C’est le grand déballage que beaucoup craignaient. Sandra, mère d’Elena, la plus jeune enfant (22 ans) de feu Michel Daerden, est en conflit ouvert avec les autres descendants de Papa. Et vise plus particulièrement Aurore, 39 ans. "Elle n’est plus en état de prendre ses décisions seule. Cela aurait fait mal à Michel de la voir comme ça. On ne peut pas la laisser ainsi. Pour devenir quoi, ensuite ? Elle peut m’attaquer en diffamation, si elle accepte de voir un médecin, je lui ferai des excuses publiques. Mais elle est dans une situation physique très délicate", pointe Sandra.

Contactée par la DH à la suite de ces affirmations, Aurore Daerden n’a pas souhaité réagir immédiatement mais se réserve le droit de le faire ultérieurement.

L’ancienne belle-mère d’Aurore, qui n’a jamais été mariée à Michel Daerden, va plus loin. "À un moment, le silence devient une chape de plomb. Les Daerden m’imposent ce silence. Aurore est la fille de l’homme que j’ai le plus aimé de ma vie, je l’ai connue quand elle avait 14 ans ! Je veux obliger sa famille à réagir. Si seulement Michel était encore là, il pourrait la protéger."

Une action auprès du juge de paix de Liège avait été introduite mais finalement rejetée, du fait de l’absence de certificat médical d’Aurore Daerden, DJ et femme d’affaires, ancienne responsable de deux commerces liégeois ayant fait faillite en début d’année.

Disparu subitement, Michel Daerden n’avait pas réglé sa succession. Avec un actif net de 4,863 M€ à répartir, selon les chiffres révélés par L’Echo, vendredi dernier. Le blocage était apparu dès le décès de l’ancien ministre. Il avait été accéléré par une requête en liquidation judiciaire de la succession déposée par Aurore Daerden et approuvée par la justice, fin 2013.

"Si on n’arrive pas à un accord, cela peut durer des années. On peut diminuer notre train de vie, on est sereins. On se battra jusqu’au bout pour le respect des droits d’Elena. Ce qui nous fait mal, c’est de quitter la villa d’Ans", poursuit-elle.

La benjamine du clan Daerden est aujourd’hui témoin, avec son frère et sa sœur, de la douleur d’une famille dont les membres de la fratrie ne s’adressent plus la parole. "Si Michel était encore en vie, il s’occuperait d’Elena comme il s’est occupé de ses autres enfants. Mais Elena a été délaissée, méprisée. Elle ne parle plus à son oncle, ses neveux, nièces, cousins… Je veux que l’on sorte de tout ça avec dignité. Michel se croyait indestructible et il n’a rien géré avant sa mort. Il est temps que l’on se réveille tous."

Afin de pouvoir recoller les morceaux brisés d’une histoire familiale aujourd’hui publique.