Belgique

Au MR, les réactions à l'interview d'Yves Leterme au quotidien «Libération» ne différaient guère de celles exprimées par le PS et le CDH. Le président des réformateurs, Didier Reynders (photo), a estimé que le fait de critiquer son pays à l'étranger était «totalement déplacé». «On s'attend à autre chose de la part d'un dirigeant politique», a-t-il commenté à l'agence Belga. Et de s'interroger sur d'éventuelles prétentions du CD&V à participer au prochain gouvernement fédéral et sur celles d'Yves Leterme à en prendre le commandement: «Manifestement, les sociaux-chrétiens flamands rejettent la Belgique et ses institutions. Comment peut-on dans ces conditions encore avoir l'ambition de participer à la gestion du gouvernement fédéral quand on est à ce point dénigrant pour nos institutions, le Roi et la Belgique en général?»

La composante amarante du MR n'était pas en reste. «Les francophones doivent signifier clairement à la Flandre qu'elle perd toute prétention par rapport à Bruxelles et sa périphérie si elle veut aller vers le confédéralisme», a déclaré le président du FDF, Olivier Maingain.

Ce dernier a ciblé clairement le CD&V. Pour Olivier Maingain, les sociaux-chrétiens flamands ne peuvent plus prétendre à être un interlocuteur crédible au gouvernement bruxellois. «Sa présence à Bruxelles en la personne de la ministre Brigitte Grouwels, a-t-il dit, est plus que jamais une menace pour l'avenir de Bruxelles.»

© La Libre Belgique 2006