Belgique

Le Comité de Soutien aux Chrétiens d'Orient (CSCO) n'a pas été impliqué dans l'opération de réinstallation de chrétiens syriens en Belgique. L'organisation préconise d'ailleurs une aide aux communautés sur place plutôt que d'organiser leur départ vers l'Europe, a expliqué le président, Simon Najm. Le comité a vu le jour en juin 2014 pour venir en aide aux populations qui fuyaient les persécutions de l'Etat islamique (Daesh selon l'acronyme arabe) dans le nord de l'Irak. Sous sa gouverne et avec l'aide des Affaires étrangères, plusieurs voyages ont été accomplis pour fournir des vivres, ouvrir des dispensaires, des écoles, etc.

"Le but était d'aider les chrétiens à rester chez eux", a souligné M. Najm.

Originaire du Liban, installé en Belgique depuis 1977, M. Najm a rencontré beaucoup de personnes lui demandant de l'aide pour faire venir des membres de la famille restés en Orient. Mais jamais il ne s'est occupé de ce genre de demande, ni n'a sollicité des cabinets ministériels ou des mandataires politiques.

Le président du CSCO ne connaît pas Melikan Kucam, conseiller communal de la N-VA, mis en détention préventive pour des soupçons de trafic d'êtres humains dans le cadre de la réinstallation en Belgique de chrétiens syriens.

"Je n'ai jamais entendu parler de fraude ou de paiement. Si ce qu'on entend est vrai, c'est écoeurant, écoeurant de profiter de la faiblesse d'autrui", a-t-il ajouté.