Belgique

Un nouveau round de négociations budgétaires approche. Mais, pour Sophie Wilmès, le ministre des Finances Johan Van Overtveldt (N-VA) s’est un peu vite avancé en demandant une nouvelle réforme fiscale pour les entreprises.

La Commission européenne vient de rendre ses chiffres pour la Belgique : le déficit est de 2,8 % pour le budget 2016. On devrait être à 2 %. L’opposition parle d’un trou de 3,2 milliards d’euros. Des problèmes en vue ?

L’exercice est faussé. Déjà en automne, il y avait clairement un différentiel entre les prévisions de la Commission et les nôtres. Pourquoi ? Plusieurs facteurs. D’abord, ce ne sont pas les mêmes données de base et on n’a pas le même modèle de calcul. Déjà en automne, l’Europe n’a pas pris en compte l’entièreté des mesures du tax shift alors que nous bien. C’est la même chose ici. C’est un choix politique de l’opposition de prendre ces chiffres pour argent comptant. Mais cette réestimation de la Commission est cohérente par rapport à ses estimations passées.

Sur la base de ces chiffres, Kris Peeters dit tout de même qu’il faut faire attention au financement du tax shift…

Dans la trajectoire budgétaire à respecter, il n’y a pas que le tax shift. Il y a beaucoup d’autres choses. C’est l’ensemble des recettes et des dépenses publiques qui doit être "monitoré" de très près. Les nouvelles mesures du tax shift aussi, mais au même titre que le reste. Le besoin de financement du tax shift, à l’échéance 2019, c’est 1 milliard d’euros.

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