Belgique

Ce délicat dossier d’arrêt actif de vie révèle donc des situations où des médecins, dans des cas de force majeure, posent un geste qui n’est pas visé par la loi sur l’euthanasie. En Belgique, on a très peu de données sur les décisions médicales portant sur la fin de vie. Une étude sur les pratiques des docteurs en Flandre, publiée dans "The Lancet" en 2000, faisait pourtant apparaître que 4 décès sur 10 sont précédés d’une décision médicale qui a pour effet d’abréger la vie du patient.

Seuls 1,1 % des cas répertoriés de décisions médicales de fin de vie relèvent de l’euthanasie telle qu’elle est définie dans la loi de 2002. Mais l’euthanasie (déclarée) est, paradoxalement, la mieux connue des pratiques médicales en fin de vie, via les rapports de la commission de contrôle et d’évaluation.