Belgique

Le 6 septembre, deux avions ont manqué d'entrer en collision à Liège. L'organe de contrôle estime que l'incident n'est pas sérieux et n'a pas ordonné d'enquête, mais les contrôleurs aériens considèrent au contraire qu'une catastrophe a été évitée de justesse. Dans une lettre adressée à la direction de Skeyes, ils dénoncent une "culture de sécurité inadéquate", rapportent mercredi les journaux de Mediahuis. Un avion d'une compagnie charter turque et un appareil d'une compagnie allemande ont failli se percuter début septembre, à l'est de la ville de Liège, écrit De Standaard. Les contrôleurs à Steenokkerzeel n'ont pas vu l'incident arriver, mais il a pu être évité grâce aux systèmes d'alerte des deux appareils.

Aucune enquête n'a été requise, car les deux avions sont restés à la limite de 1.000 pieds (304 mètres) l'un de l'autre, affirme AAUI, l'organe de contrôle des incidents aériens.

Les contrôleurs aériens tirent cependant la sonnette d'alarme et ont écrit à leur directeur, Johan Decuyper. Ils se plaignent d'un manque chronique de forces de travail et d'une forte pression, avec des conséquences néfastes sur la sécurité.

Selon Kurt Callaerts du syndicat CSC-Transcom, le personnel technique et de maintenance ainsi que le contrôle du trafic aérien sont en sous-effectif de manière chronique. Selon lui, c'est dû en partie au fait que la formation est très spécifique. La concertation sociale est très rigide et l'organisation du travail ne fonctionne pas, ajoute-t-il. "Les décisions sont prises sans être discutées", précise-t-il, ajoutant que "le contrôleur aérien qui n'a pas vu l'incident se produire en était à son dixième jour de travail consécutif."

De son côté, Skeyes n'a pas souhaité commenter l'incident.