Belgique

La sortie du député bruxellois, Denis Grimberghs (CDH) sur le dossier des nuisances des avions de Brussels Airport a fait du bruit hier ("LLB" du 01/02). En proposant de fixer la limite maximale des vols d'avions à 400 000 mouvements, il a provoqué l'ire d'une série d'acteurs du dossier. "Cette prise de position personnelle est inacceptable. Les associations de riverains de Bruxelles s'opposent catégoriquement au développement du trafic aérien à Bruxelles" , martèle Jacques Vandenhaute, maïeur de Woluwe-St-Pierre et président de l'Union belge contre les nuisances aériennes (UBCNA). Rappelant qu'en 2006, l'aéroport a enregistré 254 000 vols, il a estimé que la suggestion de l'élu CDH équivaut à une hausse du trafic de 60 pc. Pour lui, Brussels Airport doit être "exclusivement un aéroport européen ouvert de 7 à 23h, avec un trafic annuel limité à maximum 250 000 vols. La situation est déjà totalement invivable tant à Bruxelles que dans le Noordrand et dans l'Oostrand avec 254 000 survols annuels. Avec la proposition du député Grimberghs, ces régions seraient inhabitables avec 400 000 survols annuels" . Il reproche à M. Grimberghs de défendre "implicitement" le plan de dispersion de l'ex-ministre Anciaux. Or, dans son interview, il plaidait pour une concentration des vols sur des zones moins densément peuplées couplée à une politique d'indemnisation des riverains et d'isolation acoustique des immeubles. Pour l'ex-ministre bruxellois de l'Environnement, Didier Gosuin (FDF/MR), la sortie de Denis Grimberghs est " soit une bourde liée à la méconnaissance d'un dossier qu'il suit de loin, soit une position inacceptable et scandaleuse du CDH" . Pour lui, une mise au point de la présidente du CDH, Joëlle Milquet s'impose. Le CDH suit son député sur plusieurs pistes, mais s'en désolidarise sur deux. Il demande le plafonnement des vols nocturnes et diurnes à Bruxelles à 250 000 par an, " en synergie avec les aéroports régionaux" . Il ne soutient pas non plus la construction d'un nouvel aéroport à Chièvres.