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L'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Belgique et la Pologne, membres européens du Conseil de sécurité de l'ONU, ont affirmé mardi dans une déclaration leur rejet de la décision américaine de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan. En application des résolutions de l'ONU, "nous ne reconnaissons pas la souveraineté d'Israël sur les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, incluant le plateau du Golan", ont souligné les ambassadeurs de ces pays européens.

"Nous ne les considérons pas comme faisant partie du territoire de l'Etat d'Israël", ont-ils insisté.

"L'annexion d'un territoire par la force est interdit par le droit international", ont-ils rappelé. "Toute déclaration sur un changement unilatéral de frontière va à l'encontre des règles sur l'ordre international et la Charte des Nations unies", a poursuivi leur texte.

Lors d'une réunion du Conseil de sécurité dans la matinée consacrée au Proche-Orient, plusieurs autres pays s'étaient déjà inscrits en faux contre la décision annoncée lundi par le président Donald Trump à l'égard d'un territoire qu'ils considèrent comme appartenant à la Syrie.

La décision américaine "est une violation très grave du droit international", a souligné l'Indonésie, "elle est totalement inacceptable".

"La Syrie a le droit de reprendre ce territoire", a renchéri le Koweït, tandis que l'Afrique du Sud évoquait sa grande "préoccupation" après le changement de politique américaine.

Le plateau du Golan a été conquis sur la Syrie en 1967 par l'Etat hébreu puis annexé. Territoire stratégique pour les deux pays, il est riche en eau et surplombe la Galilée et le lac de Tibériade du côté contrôlé par Israël.