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La police romaine cherchait lundi à déterminer qui a pu coller des dizaines d'affiches contre le pape François à travers toute la capitale italienne pendant le week-end.

"Mais où est ta miséricorde ?", demandent les affiches en dialecte romain, sous un portrait du pontife argentin à l'air maussade et accusé d'avoir "renvoyé des prêtres", "ignoré les cardinaux", "décapité l'Ordre de Malte et les Franciscains de l'Immaculée"...

Ces accusations font référence aux démêles du pape avec les conservateurs, au sein de l'Ordre de Malte, dans la communauté très conservatrice des Franciscains et parmi les cardinaux qui ont par exemple émis des doutes sur la décision de François d'autoriser dans quelques cas la communion des divorcés remariés.

La mairie de Rome, qui avait déjà ces derniers mois effacé des peintures murales humoristiques et plutôt favorables au pape, a rapidement annoncé avoir retiré plus de 200 affiches, tandis qu'une partie de celles qui restaient étaient recouvertes de la mention "affichage illégal".

La police examinait pour sa part les images du réseau de caméras de surveillance pour tenter de déterminer les auteurs de la campagne, qui n'ont pas signé leurs affiches.

A la télévision, le cardinal Marc Ouellet, responsable de la congrégation des évêques, a condamné dimanche "ces méthodes anonymes qui sont avant tout l'oeuvre du diable qui veut diviser".

Sans faire aucune référence aux affiches, le pape a appelé dimanche les fidèles à rester loin "des germes polluants de l'égoïsme, de l'envie, de la médisance... Ils détruisent le tissus de nos communautés, qui doivent au contraire resplendir comme des lieux d'accueil, de solidarité et de réconciliation".

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