International L'étau se resserre autour de Nordahl Lelandais, déjà interrogé dans une autre affaire de disparition.

La chaîne française BFM TV a révélé ce lundi que le suspect dans la disparition de la petite Maëlys avait déjà été entendu dans une seconde enquête plusieurs mois auparavant. Il y a huit mois dans la même région disparaissait Arthur Noyer, jeune militaire dont le corps n'a jamais été retrouvé. Le suspect avait été entendu car son téléphone portable avait été géolocalisé dans le quartier où la trace du jeune homme avait été perdue le 11 avril 2017.

Après avoir recoupé ces deux affaires, la police a fouillé l'ordinateur de Nordahl Lelandais. Son analyse révèle que le ravisseur présumé avait recherché sur internet en avril les méthodes pour faire disparaître un corps. Des recherches troublantes qui pourraient amener la police française à établir un état d'arrestation et une inculpation.

La petite Maëlys, 9 ans, avait disparu lors d'un mariage en Savoie le 26 août 2017.

L'analyse des recherches sur Internet, une technique qui a fait ses preuves

L'étude de l'historique de recherches n'est pas neuve mais elle a déjà plusieurs fois aidé la police dans des dossiers importants. Par exemple, l'ordinateur d'Andreas Lubitz, pilote responsable du crash de l'avion de la Germanwings, avait révélé que des recherches avaient été effectuées sur "les manières de se suicider" et sur "les portes de cockpit et leurs mesures de sécurité", rappelle Le Parisien.

"La procédure n’est pas fréquente, elle est employée dans les gros dossiers de crime, de terrorisme, voire de stupéfiants, explique l'avocat spécialisé en droit de l'Internet Anthony Bem au journal français. Cela dépend du profil des personnes visées par la procédure."

Toutes les données peuvent-elles néanmoins être utilisées ? "Tous les éléments de preuve sont exploitables, poursuit l’avocat. Par exemple, cela peut servir à établir la préméditation d’un acte."