International Sans direction identifiée, le mouvement de rejet du régime Bouteflika risque de prêter le flanc aux provocations du pouvoir. Ou à la récupération des islamistes, qui, pour l’instant, se font discrets. Mais les prétendants au leadership peinent à se faire accepter. En refusant de démissionner de l’Assemblée nationale, l’opposition est décriée comme un "appendice du régime qui profite des mêmes privilèges que ceux qu’ils feignent de combattre". Réunis la semaine dernière, ses chefs se sont alignés derrière Kamel Guemazi, ancien dirigeant du Front islamique du Salut (FIS, dissout en 1992) pour la prière de l’après-midi. Symbole d’une alliance contre nature entre d’anciens barons du régime éjectés du sérail, et des partis sans troupes avec un parti liberticide, la vidéo de cette prière qui a fuité sur les réseaux sociaux a fait scandale.

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