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Telle la superstar de la politique britannique qu’il est, Nigel Farage s’engouffre dans l’allée centrale de l’Albert Hall de Nottingham sous l’ovation des quatre à cinq cents supporters présents. Sourire jusqu’aux oreilles, il empoigne les mains qui se dressent devant lui avant de se projeter sur la scène. Le parti Ukip dont il fut le cofondateur est enterré. En ce samedi de Pâques, Nigel Farage se présente à la tête du Brexit Party, fondé en janvier et opérationnel depuis quelques jours seulement. "Ce pourquoi nous faisons campagne ici est plus important que de donner £39 milliards (44 milliards d’euros) à l’Union européenne en échange de que dalle, que de pouvoir signer nos propres accords commerciaux et même que de sortir de l’UE", assure-t-il. "Nous devons nous battre pour vivre dans une nation qui fonctionne ! Si le résultat d’une élection n’est pas respecté en Afrique, cela provoque une levée de bouclier internationale. C’est pourtant ce qui arrive ici avec le non-respect du résultat du référendum. Et nous devons mettre fin à cette situation !"