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Trop simple, au point de risquer sa vie, le pape François ? Dans son entourage, la question se pose chaque jour un peu plus. À  peine arrivé sur le sol brésilien, le pape est monté dans une Fiat "Idéa" de série, laissant au garage les habituelles berlines blindées dont les chefs d'Etat ont l'habitude.

Problème : le policier brésilien qui menait le cortège s'est trompé de route, entraînant avec lui tous les autres véhicules, dont celui du pape. Aussitôt, la foule amassée le long du parcours s'est ruée sur la voiture de François, ce qui a causé un début d'accrochage incontrôlable. L'incident est visible dans les dix premières secondes d'une vidéo postée sur YouTube.


"Il a laissé les fenêtres ouvertes"

"Son secrétaire a eu très peur", a reconnu dans la soirée de lundi le Père Lombardi, le porte-parole du Saint-Siège. Pendant que les gardes du corps tentaient de maîtriser le flux, le pape s'est réjoui de la scène. "Le pape était très content de ce contact inattendu avec la foule : il a même tenu à laisser les fenêtres ouvertes !" Mais, du côté du Saint-Siège, on ne voulait pas lancer la polémique. "Je ne veux en aucun cas dramatiser cette affaire qui est à mettre au compte de l'enthousiasme suscité par la présence du pape a Rio", a conclu le Père Lombardi. 

Pourtant, le parcours du combattant ne s'est pas arrêté là ! Le dernier kilomètre du parcours s'est effectué en... hélicoptère. La faute à des manifestants qui occupaient les abords du palais du gouverneur, la destination finale du pape avant l'ouverture officielle des JMJ ce mardi.