International Après deux ans d'instruction, l'affaire du "Carlton de Lille" arrive - presque - à son terme. Au total, 13 personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel pour "proxénétisme aggravé". Parmi elles, Dominique Strauss-Kahn. Ce mardi, Le Figaro dévoile l'ordonnance de renvoi en correctionnelle pour cette affaire. Dans ce dossier, les magistrats reviennent sur les déclarations de l'ancien directeur du FMI. Ils concluent à la responsabilité de DSK sur trois points.

Lors de son audition, DSK ignorait qu'il était avec des prostituées et que celles-ci étaient payées. Les témoignages recueillis rendent cette affirmation douteuse. Selon une prostituée présente lors des soirées au Carlton, "l'ensemble des personnes présentes ne pouvait ignorer" qu'il s'agissait de parties rémunérées. Résultat, pour les magistrats "il n'était nullement question de libertinage, mais d''abattage" et de commandes de prestations".

Par ailleurs, certains témoignages pointent DSK comme l'un des organisateurs des soirées. Selon les juges, il en serait même "un pivot central". L'homme serait à l'origine de certaines "commandes" de prostituées. "Ces soirées ne s'organisaient pas sans lui, et si elles s'organisaient, c'était en fonction de lui, c'est-à-dire tant de sa présence en ville (Paris, Washington...) que de son emploi du temps", précise l'ordonnance de renvoi.

Enfin, toujours selon l'ordonnance, DSK aurait cherché à dissimuler ses activités. Notamment en changeant certains termes dans ses SMS. Ainsi, les prostituées devenaient des "copines", des "cadeaux", voire "du matériel". 

Selon Le Figaro, le procès pourrait se tenir en 2014.