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Le chef égyptien de l'équipe des enquêteurs sur le crash de l'avion russe il y a une semaine en Egypte a affirmé samedi qu'"aucune conclusion" n'avait encore émergé quant à l'origine de la "dislocation" de l'appareil survenue après 23 minutes de vol.

"Les premières observations ne permettent pas d'identifier l'origine de la dislocation de l'appareil", a déclaré Ayman el-Mokaddem lors d'une conférence de presse au Caire. "(...) Un bruit est entendu à la dernière seconde de l'enregistrement" du Cockpit Voice Recorder, a-t-il poursuivi, ajoutant: "Une analyse spectrale est à venir pour déterminer l'origine de ce bruit".

Selon cet enquêteur, "les données des deux enregistreurs de vols ont pu être téléchargées avec succès (...), le temps écoulé entre le décollage et les dernières données enregistrées est de 23 minutes et 14 secondes".

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri avait affirmé dans la journée que l'enquête en cours n'avait pas encore permis de dégager une explication.

"Nous n'avons écarté aucune possibilité mais il n'y a pas encore d'hypothèse avant que l'enquête soit finie et qu'un rapport complet soit prêt", a-t-il dit dans une conférence de presse au Caire.

Une source proche du dossier a indiqué vendredi à l'AFP que l'analyse des deux boîtes noires, croisée avec des relevés sur les lieux du crash, permettait de "privilégier fortement" l'hypothèse d'un attentat à la bombe.