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Lundi matin, alors qu'un avion d'Ethiopan Airlines était détourné, on a vu pour l'escorter des avions français, italiens... mais aucun suisse, alors que l'avion détourné atterrissait en pays helvète. Pourquoi? Simple: l'armée suisse n'opère pas avant l'ouverture des bureaux...

En effet, comme le rapporte le Huff, il était tout simplement... trop tôt. Les militaires helvètes commencent leur journée à huit heures, n'en déplaise aux victimes de détournement d'avion.

Laurent Savary, porte-parole des forces aériennes suisses, a expliqué à 20minutes qu'"en 2014, l'armée de l'air suisse n'intervient que durant les heures de bureau" et à la Tribune de Genève que 'les forces aériennes suisses sont disponibles entre 8h et 12h et de 13h30 à 17h".

Restrictions budgétaires obligent, les avions ne peuvent voler n'importe quand. Pour surveiller l'espace aérien suisse 24h/24, on ne trouve donc que des radars. Si urgence il y a, la Suisse compte donc sur les pays voisins et leur désir de coopération pour se protéger. D'ailleurs, Laurent Savary se félicite de la tournure des évènements de lundi, estimant que la coopération avait "bien fonctionné."


Et demain, si la Suisse ferme ses frontières?

Les populistes de l'UDC se frottent les mains: sans aide de la part des pays voisins, la faute à un vote qui pourrait mener à une limitation de l’immigration, ce genre d'histoires deviendrait un prétexte pour augmenter les moyens de l'armée.

De l'autre côté, les opposants au vote de la semaine dernière y voit un parfait exemple pour démontrer ce que pourrait encourir la Suisse si le pays décidait de se refermer sur lui-même.