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Le conducteur du train, qui était au téléphone peu avant l'accident avec le contrôleur, a cessé de parler onze secondes avant le déraillement, qui s'est produit à 20 heures 41 minutes 06 secondes, faisant 79 morts, selon ces informations publiées vendredi par le Tribunal supérieur de justice de Galice. 

Le compte-rendu extrait des boîtes noires du train retrace avec précision les deux dernières minutes du voyage, avant le déraillement à quatre kilomètres de la gare de Saint-Jacques de Compostelle, dans un dangereux virage où la vitesse est limitée à 80 km/h. A 20h39m06s, le train roule à 199 km/h quand sonne le signal d'un appel téléphonique puis à 20h39m15s, le conducteur commence à parler au téléphone. 

Le son de sa voix est entendu pour la dernière fois à 20h40m55s, alors que le convoi est encore lancé à 195 km/h. A 20h41m06s, les boîtes noires enregistrent le bruit du train qui poursuit sa course, une fois renversé, à une vitesse de 179 km/h. A 20h41m10s, un frein d'urgence est actionné. Le train roule à 153 km/h. Le bruit du déraillement s'éteint à 20h41m16s. 

Le contrôleur du train, entendu vendredi comme témoin par le juge Luis Alaez, chargé de cette enquête, a reconnu être l'auteur de l'appel téléphonique reçu par le conducteur, a indiqué le tribunal. Le conducteur, Francisco José Garzon Amo, âgé de 52 ans, a été mis en examen pour 79 homicides par imprudence et laissé en liberté sous contrôle judiciaire.