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L'espoir de retrouver Julen, le bambin tombé dans un puits à Malaga il y a dix jours, s'amenuise au fil des heures. Mais pour l'un des nombreux policiers actifs sur la vaste et complexe opération de sauvetage, pas question de lâcher prise... L'opération est entrée dans sa phase finale.

Il fut l'un des premiers officiers de la Guardia Civil appelés, en "ce dimanche fatidique", sur les lieux vers lequel tous les regards convergent depuis dix jours déjà. "Je n'ai pas eu d'autre choix que d'écrire quelques mots sur ce qui se passe autour de l'affaire du petit Julen. Loin des caméras, des politiciens et des communications officielles, j’ai l’intention de témoigner du côté humain de ce qui se passe", écrit ce policier, dans une lettre envoyée au Diaro Sur, un quotidien régional de Malaga en Espagne, où le petit Julen Rosell, deux ans, est captif depuis 10 jours déjà d'un puits large de 25 cm et profond d'une centaine de mètres.

"Je me souviens avoir appelé ma femme", écrit l'agent, et de lui avoir dit 'Ne m'attendez pas pour dîner, ça va durer longtemps...'

L'enfer des collines de Totalan

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"Ce sont des moments difficiles, du travail excessif et de la tension", explique cet agent. En dépit de la mobilisation forte de toute l'Espagne, et de la population qui apporte des vivres aux quelques 300 secouristes qui se battent dans les collines de Totalan depuis dix jours, le policier témoigne des mécanismes utilisés, sur place, pour optimiser les chances, de plus en plus ténues, de réussite de l'opération ; "Un pompier et un policier ont notamment dormi dans des véhicules très froids afin que leur cerveau puisse rester alerte".

"Après 3 jours de travail non-stop, un collègue m'a dit: 'Nous n'arrêterons pas tant que nous ne le sauverons pas, c'est clair, précise le policier.

L'opération touche à sa fin

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Après plusieurs contretemps, les secouristes sont toutefois plus proches que jamais de Julen. Ils doivent désormais creuser une galerie horizontale de 4 mètres pour espérer atteindre l'enfant. Il s'agit de la phase finale du sauvetage qui pourrait prendre quelques heures. Les secours évitent de se prononcer sur le véritable temps nécessaire pour réussir à atteindre Julen.

La garde civile tente depuis le début de l'affaire de déterminer les causes du drame, interrogeant les parents, le propriétaire du terrain et la personne ayant creusé le puits artésien dans lequel Julen est tombé. Mardi, un juge d'instruction de Malaga a ouvert une enquête sur la base des rapports de la garde civile, a-t-on appris auprès d'un porte-parole des autorités judiciaires andalouses.