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Le président de la Commission sera-t-il nécessairement pioché parmi les chefs de file des grandes familles politiques européennes ? Six candidats à la succession de Jean-Claude Juncker débattront en grande pompe de l’Europe ce mercredi 14 mai, au Parlement européen à Bruxelles. Mais rien ne garantit que l’un d’eux sera nommé à ce poste. En 2014, le Parlement européen avait réussi un tour de force inédit, en imposant ce système dit des Spitzenkandidaten et en s’accordant ainsi un pouvoir non explicitement prévu dans les traités. Cinq ans plus tard, le processus a du plomb dans l’aile. Boudé par les États membres, il ne fait même plus rêver certains des partis européens qui l’ont lancé et reste, surtout, inconnu d’une très grande partie du public. Tour d’horizon d’un contexte moins favorable aux Spitzen qu’en 2014.

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