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Deux ans après la montée au pouvoir de la gauche populiste eurosceptique, accusée de miner l’État de droit et cible des plus grandes manifestations depuis la chute du communisme, les Roumains se rendent ce 26 mai aux urnes dans une atmosphère tendue.

La campagne s’est cristallisée sur le Parti social-démocrate (PSD), plus particulièrement son chef de file Liviu Dragnea, perçu par l’opposition comme l’incarnation de la corruption, ou comme l’allié du "peuple" par son électorat. À travers ce prisme pro/anti-PSD, se dessine une société polarisée entre les gagnants et les désillusionnés de la transition démocratique et libérale. Tandis que la question de la défense de l’État de droit, au cœur du référendum convoqué le 26 mai, pose celle du choix de la place de la Roumanie dans l’Union, entre le noyau des États pro-européens et celui du Hongrois "illibéral" Orban.

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