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Malmö, samedi matin. Ziad, la trentaine, barbe de plusieurs jours, l’air fatigué, a "enfin le sourire", dit-il. Il est arrivé en Suède, avec sa femme, ses trois enfants et sa belle-mère après"un périple éprouvant d’un mois et demi de la Turquie à la Grèce, en passant par les Balkans jusqu’en Europe du Nord". Assise sur un banc dans la gare de la troisième ville de Suède, cette famille d’Alep (en Syrie) attend un train pour Stockholm, la capitale, où des proches sont déjà installés. "Nous espérons recommencer une nouvelle vie. Nous avons choisi ce pays car on nous a dit qu’il est accueillant et généreux." Un pays devenu une sorte de "terre promise", qui a recueilli l’année dernière 81 000 demandeurs d’asile, ce qui, rapporté au nombre d’habitants, constitue un record en Europe. Stockholm prévoit en outre d’accueillir quelque 90 000 personnes supplémentaires en 2015.

Un sentiment de saturation

Dans le hall, des réfugiés de Syrie, d’Afghanistan et d’Erythrée attendent par terre, à côté de leurs maigres bagages, les trains pour d’autres destinations, surveillés par des policiers qui veillent à leur sécurité. "Ceux qui ne souhaitent pas demander l’asile dans la région de Malmö veulent aller dans d’autres villes, et pour certains en Norvège et en Suède", explique une employée l’Office de l’immigration, qui a installé un bureau dans la gare et distribue aux arrivants des brochures en plusieurs langues sur les démarches à suivre.

Depuis début septembre et les premières vagues de réfugiés qui déferlent depuis le Danemark, l’afflux n’a pas cessé à Malmö. La porte d’entrée sud de la Suède est une destination de prédilection de la plupart des migrants. Une situation qui inquiète de plus en plus de Suédois...

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