International Des ballons d’essai sont lancés, afin de tester la réaction des citoyens russes à cette perspective.

À la veille du centenaire de l’abdication du dernier empereur russe Nicolas II, le chef de la Crimée Sergueï Aksenov a déclaré que la Russie avait besoin d’instaurer un nouveau régime politique : une monarchie. "Dans les circonstances actuelles, alors que nous sommes confrontés à l’ennemi extérieur, la démocratie est inutile. Nous avons nos valeurs traditionnelles, orthodoxes et spirituelles", a-t-il déclaré.

Si M. Aksenov a fait douter de son érudition en reprochant à Nicolas II d’avoir vendu l’Alaska aux États-Unis (alors que cette transaction a eu lieu sous le règne d’Alexandre II), sa démarche a attiré l’attention des médias et surtout du Kremlin. Le porte-parole du président russe l’a commentée par une formule passablement équivoque : M. Poutine "n’est pas très optimiste" à l’égard de cette proposition. À son tour le speaker de la Douma d’État, M. Volodine, a estimé que cette proposition "n’avait pas d’avenir".

Cependant, le premier vice-président du comité de la Douma d’État, Mikhaïl Emelianov, a proposé, mercredi, d’élire le chef de l’État, non plus par des élections directes, mais suivant les traditions russes : par la convocation ad hoc d’une réunion des représentants régionaux et des dignitaires du pays (Zemsky Sobor) par exemple. M. Emelianov a également proposé d’étendre le délai des pouvoirs du président jusqu’à sept ans. Cette idée a été soutenue le même jour par Vladimir Jirinovski, président du parti libéral-démocrate.

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