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Six policiers ont été blessés lors de heurts au terme d'une manifestation à Nantes (ouest) contre un projet de nouvel aéroport pour cette ville dont le centre présentait en fin d'après-midi des scènes de dévastation, selon les autorités.

La manifestation avait réuni dans le calme plusieurs dizaines de milliers de personnes, 20.000 selon la préfecture. En fin d'après-midi, elle a tourné à l'affrontement entre un millier d'opposants radicaux et les forces de l'ordre.

Vitrines brisées, agences des transports nantais ou poste de police saccagés, pavés du tram descellés... Les casseurs ont tiré des projectiles - bouteilles, canettes, billes d'acier, fusées de détresse - en direction des forces de l'ordre qui ont chargé à plusieurs reprises, avec gomme cogne, grenades lacrymogènes ou lances à eau. Quatre personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, qui protestent notamment contre les atteintes à l'environnement, ont déjà manifesté à plusieurs reprises depuis 2012. Certains rassemblements ont rassemblé jusqu'à 40.000 personnes selon les organisateurs (13.000 selon la police).

Des "violences inacceptables"

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ex-maire de Nantes et favorable au projet d'aéroport, a condamné des "violences inacceptables". Condamnation aussi du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui a craint que "des groupes isolés continuent cette guérilla urbaine". Il a dénoncé "l'ultra-gauche" et les groupes "Blacks Blocks", des individus vêtus de noir et masqués.

Pour sa part, la ministre écologiste Cécile Duflot (Logement) s'est déclaré dans un entretien au journal Le Monde "de coeur" avec les opposants au projet d'aéroport qui réfutent les arguments sur une saturation de l'aéroport existant.