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La sénatrice colombienne Piedad Cordoba, qui a joué un rôle de médiation auprès des FARC, a assuré vendredi à Madrid qu'Ingrid Betancourt allait "bien", et a reproché au gouvernement colombien de faire obstacle à un échange humanitaire avec la guérilla.

"Les dernières nouvelles que j'ai, qui remontent à la semaine dernière" sur Ingrid Betancourt, otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) depuis six ans, sont qu'"elle va bien", a déclaré Mme Cordoba lors d'une conférence de presse. "Elle n'a aucune maladie qui puisse donner lieu à des complications", a assuré la sénatrice colombienne, proche du président vénézuélien Hugo Chavez, dont la médiation a obtenu la libération de six otages depuis janvier.

Le haut commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo, avait assuré dans un entretien publié dimanche en Colombie qu'Ingrid Betancourt était "atteinte de maladies chroniques", mais "pas confrontée au risque imminent de mort".

"Il y a beaucoup de spéculations et de rumeurs sur la santé de Mme Betancourt. Nous savons que son état physique est entamé mais nous ne savons pas avec précision comment elle va", avait pour sa part indiqué mercredi le commandant en chef de l'armée colombienne, le général Freddy Padilla. Ces déclarations interviennent après l'échec de la mission humanitaire envoyée début avril par la France, à la suite d'informations alarmantes sur l'état de santé de l'otage franco-colombienne.

Piedad Cordoba, sénatrice d'opposition, a également reproché au gouvernement colombien de faire obstacle à la libération d'otages, assurant que ce dernier "n'a aucun intérêt à trouver un accord humanitaire". En lutte contre les autorités depuis 1964, les Farc réclament la libération de quelque 500 guérilleros en échange de celle d'un groupe de 39 otages dits "politiques", dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt.