International Le logeur présumé de deux djihadistes des attentats de Paris du 13 novembre 2015, Jawad Bendaoud, n'a pas su calmer ses nerfs devant le tribunal de Bobigny.

Méconnaissable, c'est le terme utilisé par nos confrères du Point pour qualifier l'apparence de Jawad Bendaoud. Cheveux longs attachés en queue de cheval et muscles saillants, le logeur présumé d'Abdelhamid Aabaoud et de certains de ses complices est arrivé dans le box des accusés en hurlant et en se démenant.

Les larmes aux yeux, Jawad Bendaoud martèle qu'il n'est " pas terro" et accuse les policiers de lui avoir mis " des coups de matraque" sur le trajet les menant au tribunal de Bobigny. Entre insultes et menaces proférées à l'encontre des forces de l'ordre, l'homme demande " Je suis Salah Abdeslam, moi ?!", jugeant inadapté le traitement carcéral qui lui est infligé (lui qui est incarcéré à l'isolement depuis un an maintenant, NdlR) et réclamant des conditions classiques de détention.

Alors qu'il devait répondre à des accusations pour trafic de drogue, le "logeur" a été précocement raccompagné par une escorte au dépôt du palais de justice, à la demande de la présidente du tribunal.