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Dans différents dossiers dont il a la charge, le ministre du Redressement productif s'est vu vilipender ces dernières heures. 

Le premier à charger a été l'ancien Premier ministre Alain Juppé. Interrogé sur BFM TV ce dimanche soir, le ténor UMP a estimé qu'Arnaud Montebourg était le ministre "le plus improductif". 

"Arnaud Montebourg est de mon point de vue le plus improductif de nos ministres. C'est lui qui est en grande partie responsable de la panne de tous les moteurs de la croissance aujourd'hui", a-t-il lancé en rappelant que le ministre avait clamé "Mittal dehors" ou encore "les dirigeants de PSA sont nuls". "Quand on stigmatise les (grands) patrons, les patrons de PME, qui sont loin de gagner un million d'euros, ils se sentent concernés. Ça a aujourd'hui créé un sentiment de défiance qui est tout à fait négatif. Alors méfions-nous de ces grandes déclarations à l'emporte-pièce", a surenchéri le maire de Bordeaux.

Ce lundi matin, c'était au tour de Michel Barnier de décocher une flèche en direction du ministre du Redressement productif. Sur Twitter, le commissaire en charge du Marché intérieur a vivement réagi aux attaques d'Arnaud Montebourg à l'encontre de José Manuel Barroso, la veille, qui qualifiait le président de la Commission de "carburant du Front National". 



Pour rappel, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a provoqué une polémique le 17 juin en qualifiant de "réactionnaire" la position française sur l'exception culturelle. "M. Barroso est le carburant du Front national. Voilà la vérité. Il est le carburant de Beppe Grillo", a rétorqué M. Montebourg. 

"Je crois que la principale cause de la montée du Front national est liée à la façon dont l'UE exerce aujourd'hui une pression considérable sur des gouvernements démocratiquement élus", a estimé le ministre socialiste. "Vous avez le président de la Commission européenne qui dit 'tous ceux qui sont anti-mondialisation, c'est des réactionnaires', c'est-à-dire (ce sont) des gens qui aujourd'hui ont institutionnalisé l'Union européenne comme anti-peuples européens", a-t-il poursuivi. 

Selon lui, "finalement, l'Union européenne ne bouge pas, elle est immobile, paralytique. Elle ne répond à aucune des aspirations populaires, sur le terrain industriel, sur le terrain économique, sur le terrain budgétaire, et finalement, ça donne raison à tous les partis souverainistes, j'allais dire anti-européens de l'UE".