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Condamné à cinq ans de prison dont trois ferme, Jérôme Kerviel pourrait rapidement bénéficier d'un aménagement de peine et pourra demander une libération conditionnelle à l'été 2015, a déclaré lundi à l'AFP un magistrat spécialisé.

L'ancien trader de la Société générale a été incarcéré lundi à Nice en exécution de sa condamnation, devenue définitive depuis le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation le 19 mars.

De sa peine de trois ans ferme seront retranchés les 41 jours de détention provisoire déjà effectués à la prison de la Santé à Paris entre le 8 février et le 18 mars 2008.

Il bénéficiera ensuite d'un crédit de réduction de peine, tel qu'instauré par la loi Perben 2 qui, dans son cas, s'élèvera à sept mois. Ainsi, après ces déductions, la date théorique de fin de peine de Jérôme Kerviel ne sera plus le 19 mai 2017 mais le 8 septembre 2016.

Mais deux ans avant la fin de cette peine réduite, soit dans un peu plus de trois mois, Jérôme Kerviel aura la possibilité de solliciter un aménagement de peine, semi-liberté ou bracelet électronique, auprès d'un juge d'application des peines (JAP).

Comme toute personne condamnée à de la prison ferme, il pourra enfin demander une libération conditionnelle lorsqu'il arrivera à mi-peine, c'est-à-dire dans son cas à l'été 2015. La décision reviendra à un JAP.