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Les Palestiniens comptent déposer une demande d'admission à l'ONU, en tant qu'Etat, en septembre lors de l'Assemblée générale des Nations unies, mais leur tentative a très peu de chances d'aboutir en raison de l'opposition des Etats-Unis.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé le 23 juillet que les Palestiniens étaient "contraints" de demander à l'ONU l'adhésion d'un Etat de Palestine en raison du refus d'Israël d'arrêter la colonisation et de négocier sur la base des frontières de 1967.

"Nous allons aux Nations unies parce que nous y sommes contraints et ce n'est pas une action unilatérale", a déclaré M. Abbas à l'ouverture d'une réunion de l'ensemble des représentants diplomatiques palestiniens à Istanbul. "Ce qui est unilatéral, c'est la colonisation israélienne", a-t-il ajouté.

"Avec (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu nous ne sommes pas parvenus à revenir aux négociations à cause de son refus de négocier sur les frontières de 1967 et d'arrêter la colonisation", a-t-il expliqué. De fait, une demande d'admission d'un nouveau membre doit être soumise au Conseil de sécurité qui doit voter et émettre une "recommandation" pour que l'Assemblée générale puisse à son tour se prononcer. Or dans le cas des Palestiniens, les Etats-Unis sont résolus à mettre leur veto et la "recommandation" n'a donc aucune chance de voir le jour.

Les Palestiniens ont pour le moment le statut d'entité observatrice à l'ONU. Cela permet à leur ambassadeur de s'exprimer lors de réunions publiques, y compris au Conseil de sécurité.

En cas d'échec de la procédure, le négociateur palestinien Saëb Erakat a déclaré que "ce que l'on peut obtenir de l'Assemblée générale, c'est une résolution qui élèvera notre statut à l'ONU d'observateur à Etat non membre". En effet, cette procédure ne nécessite pas l'avis du Conseil de sécurité et il suffit d'un vote à l'Assemblée générale qui est sûr d'être en leur faveur. Cela permettrait notamment aux Palestiniens de participer aux différentes agences onusiennes, comme l'OMS, l'Unesco ou l'Unicef, par exemple.