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L'archevêque André-Joseph Léonard n'est pas réticent à une discussion sur l'adaptation du célibat, a indiqué jeudi son porte-parole Jeroen Moens. 

L'archevêque vient de terminer un livre dans lequel il apporte son avis sur la question du célibat. "Mais une réforme ne doit en aucun cas ternir l'envie et la valeur du célibat", a écrit André-Joseph Léonard. Le nouveau numéro deux du Vatican, Pietro Parolin, actuellement nonce apostolique au Venezuela, a dernièrement laissé entendre dans une interview accordée au journal local El Universal que le célibat des prêtres n'était "pas un dogme" et constituait un précepte dont il est possible de "discuter".

Dans son nouveau livre intitulé "A mes séminaristes", qui paraîtra au printemps 2014, Monseigneur Léonard estime qu'un débat sur l'adaptation du célibat des prêtres est possible. "Mais il est important de replacer correctement le terme célibat. Ni Parolin, ni Léonard n'ont parlé de la possibilité pour les prêtres de se marier, mais bien que des hommes mariés puissent devenir prêtres, une nuance importante", a souligné Jeroen Moens.

Dans son message, l'archevêque admet qu'il existe de bons arguments pour autoriser les hommes mariés à accéder à la prêtrise. Mais le manque de prêtres n'en fait en aucun cas partie.

Le célibat n'est pas un dogme

Le célibat "n'est pas un dogme et on peut en discuter car c'est une tradition ecclésiastique", a déclaré Mgr Parolin dans cette interview publiée dimanche, admettant que ce débat était "un défi" pour le pape François, qui l'a désigné le 31 août secrétaire d'Etat du Vatican.

"L'effort qu'a fait l'Eglise pour instaurer le célibat des prêtres doit être considéré. On ne peut pas dire, simplement, qu'il appartient au passé. C'est un grand défi pour le pape (...) et toutes ces décisions doivent être prises dans le but d'unir l'Eglise, pas de la diviser", a poursuivi l'ecclésiastique.

"Il faut tenir compte, au moment de prendre des décisions, de ces critères (la volonté de Dieu, l'histoire de l'Eglise), de même que de l'ouverture à l'air du temps", selon le nouveau numéro deux de l'église catholique, poste qu'il occupera à compter du 15 octobre à la place du controversé Tarcisio Bertone.