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"S'il veut savoir à quoi ressemble la misogynie dans l'Australie moderne, il n'a pas besoin d'une motion à la Chambre, mais d'un miroir."

Mardi 9 octobre, lors d'une tribune à la Chambre des représentants, la Première ministre australienne Julia Gillard s'est fendue d'une tirade contre la misogynie et le sexisme. Dans sa ligne de mire, le chef de l'opposition Tony Abbott, qu'elle a remis à sa place, 15 minutes durant, pour ses écarts de langage vis-à-vis des femmes.

Le sujet est revenu sur le tapis alors que la majorité est tourmentée par des accusations portées à l'encontre du président de la Chambre des représentants, Peter Slipper, accusé de harcèlement sexuel. Tony Abbot, flairant le coup politique, a profité de la situation pour remettre en cause le soutien de la Première ministre à Slipper, jugeant qu'elle ne pouvait dans ce cas que partager ses vues sexistes.

La moutarde est alors montée au nez de Gillard. "Je ne laisserai pas cet homme me faire une leçon de sexisme et de misogynie...", a-t-elle entamé, montrant du doigt celui qui allait tout simplement se faire sérieusement sermonner devant ses pairs.

Julia Gillard dirige le "Labour party" et est la première femme à accéder au poste de Premier ministre Down under. Position qu'elle occupe depuis juin 2010.