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"Nous avons, dans des pays comme la Belgique, un manque d’attention pour la formation des prédicateurs et des imams, un domaine où le Maroc a une bonne expérience", a déclaré le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders (MR), au terme d’une rencontre avec Mbarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Maroc, en marge de la 28e session du Conseil des droits de l’homme (CDH), lundi 2 mars.

Le Maroc a lancé la construction, en mai 2014, de l’Institut Mohammed VI de la formation des imams, morchidines et morchidates. Il doit permettre de former près de 500 imams en même temps. Le Maroc a déjà reçu et formé pendant deux ans 500 imams maliens, et s’est engagé à recevoir le même nombre d’imams guinéens. Ces imams africains ont été formés à l’islam "marocain", fondé sur trois piliers : le rite mâlikite, la doctrine ach’arite conçue comme la voie du juste milieu, entre la tradition et la raison, et le soufisme, conçu comme une école cultivant l’amour spirituel qui rejaillit dans toute l’existence du croyant. "L’école mâlikite a la particularité d’être très souple, car elle admet plusieurs sources de droit comme le contrat social en plus des textes sacrés", explique Khalid Hajji, secrétaire général du Conseil européen des oulémas marocains, basé à Bruxelles.

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