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L’attentat commis lundi soir à Berlin, tout comme l’assassinat de l’ambassadeur russe à Ankara, sont les contrecoups de ce qui se passe en Syrie et en Irak. La chute du quartier rebelle d’Alep-Est, les images de ses civils éperdus et de ses enfants retrouvés morts dans les décombres des immeubles électrisent une partie de la communauté musulmane comme l’ont fait dans le passé les images des interventions de Tsahal dans la bande de Gaza. Le policier qui a abattu le diplomate russe a clairement invoqué les morts d’Alep pour expliquer son geste.

Dans le cas de Berlin, il est trop tôt pour tirer des conclusions, mais il faut rappeler que le nouveau porte-parole de l’Etat islamique a, le 5 décembre, comme son prédécesseur, appelé ses lointains sympathisants à continuer à frapper dans le monde occidental.

"Que dans vos opérations bénies, il y ait un basculement des échelles… attaquez-les dans leurs maisons, leurs marchés, leurs routes, leurs clubs. Mettez le feu sous leurs pieds", haranguait un certain Aboulhassan al-Mouhajer dans un message audio diffusé par al-Furqan, l’organe de propagande de l’organisation terroriste.

Mortelle fuite en avant

Acculé militairement dans tous ses bastions, à Mossoul, Al-Bab, Raqqa et Tal Afar, Daech tente de rallier les sunnites et de les opposer au reste du monde, principalement "l’Amérique et l’Europe des croisés, la Russie communiste et l’Iran perse" mais aussi le président Erdogan et les Kurdes. L’organisation brûle ses dernières cartouches, mais elle le fait dans le sang.