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Né à Raqqa, élevé à Raqqa, étudiant à Raqqa, Abdalaziz Alhamza avait "la même vie que n'importe quel étudiant" lorsque le vent du Printemps arabe a soufflé sur les braises de son pays. "J'étudiais la biochimie à l'université. Je viens d'une famille issue de la classe moyenne supérieure, je n'ai jamais manqué de rien durant mon enfance. Je vivais en paix, je jouais au foot, rien de spécial, c'était normal...". C'était avant. Avant qu'il ne se conscientise politiquement et ne prenne part aux manifestations anti-Assad.

Choqué par les corps qui sont tombés et le sang ayant coulé à ses pieds, arrêté par le régime syrien à trois reprises, puis rapidement par les djihadistes de l'Etat islamique, Abdalaziz Alhamza a décidé de fuir en Turquie et de cofonder "Raqqa is being slaughtered silently" ("Raqqa est assassinée en silence" en français). Ce groupe de "citoyens-résistants" a été formé au journalisme par Naji al-Jerf pour contrer la propagande de l'Etat islamique.

Leur but : poster des photos et des vidéos, écrire des articles pour raconter ce qu'il se passait réellement dans leur ville. Comme Naji al-Jerf tué en décembre 2015, plusieurs y ont laissé la vie, aussi bien en Syrie qu'en Turquie. Abdalaziz Alhamza est l'Invité du Samedi de LaLibre.be.

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