International Le Bangladesh, pauvre et surpeuplé, qui n’a pas signé la convention internationale sur les réfugiés de 1951, les considère comme "des personnes déplacées de force depuis la Birmanie", et ne souhaite ni leur intégration ni leur assimilation. Ils n’ont en théorie pas le droit de travailler, et dépendent des aides gouvernementales et internationales. Une situation difficile, mais privilégiée aux yeux des 200 000 réfugiés non enregistrés, qui se sont installés ces dernières années dans des camps de fortune ou chez l’habitant. Et surtout face aux 620 000 personnes qui ont fui, ces trois derniers mois, la dernière campagne de violences menée par les forces de l’ordre birmanes, et qui s’entassent tout autour des camps historiques. "C’est si triste de voir les enfants qui courent après les camions qui distribuent l’aide, les femmes qui mendient de la nourriture, se désole Laila Begum. Ça nous complique la vie aussi, il y a beaucoup d’embouteillages, on n’a plus le droit de se déplacer dans la région, et tous les prix ont augmenté."