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Les témoignages commencent à se multiplier en provenance de Strasbourg , où un individu a ouvert le feu sur le marché de Noël. 

Parmi ceux-ci, celui d'un tenancier de restaurant qui s'est exprimé au micro du média français LCI:

“J’ai entendu une détonation, j’ai cru que c’était mon ardoise qui était tombée. Malheureusement, au moment où je suis sorti j’ai vu une personne à terre, j’ai vu quelqu’un partir en courant avec une arme. J’ai couru au milieu de la rue voir ce qu’il se passait. J’ai vu cette personne tirer encore un peu partout dans tout Strasbourg. La personne qui a été touchée devant mon restaurant est décédée 15 minutes après.”​

" On a descendu tout le monde à l'intérieur, à la cave. Ils sont tous enfermés dedans ", a raconté à l'AFP Mouad, 33 ans, restaurateur d'une rue adjacente, une heure après les faits. Quand il est sorti de son établissement, il a vu " un monsieur par terre, du sang et des douilles de balles ". Des clients lui ont dit avoir " vu quelqu'un avec une arme " courir.

" On était place Kléber, il était environ 20h. J'ai entendu des coups de feu et il y a eu un affolement, on a couru dans tous les sens ", explique pour sa part Fatih. Dans sa fuite, il a aperçu trois blessés au sol dans une rue commerçante, à quelques mètres de l'imposant sapin illuminé, érigé en plein centre-ville pour le marché de Noël. " On a commencé à voir les policiers avec les boucliers, ils s'éparpillaient, ils criaient 'dégagez, dégagez', ils cherchaient l'auteur en fuite" , poursuit le jeune homme devant un barrage de policiers.


Un Belge tente de rassurer ses proches

Emmanuel Foulon, porte-parole de la délégation socialiste belge au Parlement européen, s'est caché dans un restaurant. Dans une vidéo publiée sur Twitter, il tentait de rassurer sa famille et de donner des nouvelles: " On est caché dans un restaurant à Strasbourg. On a appris par le service de Sécurité du Parlement européen que des coups de feu avait été tirés, mais ça on l’avait déjà entendu, et qu’il y avait plusieurs personnes au sol. Les gendarmes sont passés pour nous confiner et ont donné l’ordre aux magasins et aux restaurants qui étaient encore ouverts de fermer les rideaux. Il y a eu un vent de panique, les gens étaient à quatre pattes partout. Maintenant, tout le monde est caché dans les différents restaurants. La zone est fermée à la recherche du tireur qui est en fuite"


Hugues Bayet également sur place

L'eurodéputé belge Hugues Bayet se trouvait lui aussi dans un restaurant de Strasbourg à proximité du marché de Noël, explique-t-on à son cabinet. Il soupait avec son équipe et d'autres députés européens quand les coups de feu ont éclaté. Les tenanciers ont eu le bon réflexe d'immédiatement commencer à fermer toutes les issues.

Se mettre à l'abri

Juste après la fusillade, les forces de l'ordre ont demandé aux rares passants présents et aux habitants du centre-ville de "se mettre à l'abri". " On a été confiné dans un restaurant. Le restaurateur a eu des consignes. Il nous a tous emmenés dans le fond de la salle. On a éteint toutes les lumières ", a raconté Michèle, fonctionnaire, qui dînait dans une rue à proximité du lieu des coups de feu.

Vers 1h30 mercredi, les personnes confinées dans les restaurants et bâtiments du centre-ville ont commencé à être évacuées, tout en étant fouillées avant de quitter le périmètre du centre. Le confinement de l'île centrale de Strasbourg a été levé à partir de 2h.